Syndrome de l'imposteur

Syndrome de l’imposteur : qu’est-ce que c’est et comment y faire face ?

4.7/5
6 min de lecture
28 mai 2021

Vous ne vous sentez pas à la hauteur sur le dernier projet à responsabilités que l’on vous a confié ? Vous ressentez un léger sentiment d’imposture et avez peur de décevoir vos collaborateurs ? Pas de panique, cela n’arrive pas qu’à vous, loin de là ! Pour commencer, sachez qu’il vaut mieux avoir dans son équipe quelqu’un d’exigeant envers lui-même plutôt qu’une personne trop confiante. À condition que cela ne soit pas maladif ou récurrent par contre ! Quoiqu’il arrive il y a des moyens de passer outre le syndrome de l’imposteur et de réussir au travail comme toute autre personne !

Table des matières

Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur ?

Le syndrome de l’imposteur est un concept qui se manifeste lorsqu’une personne a le sentiment de ne pas être assez légitime pour réaliser ses fonctions, responsabilités ou pour avoir un statut particulier. Il s’agit généralement de personnes qui doutent d’elles-mêmes et qui ont un manque de confiance et d’estime de soi.

Les personnes souffrant du syndrome de l’imposteur doutent de leurs compétences et ont tendance à se dévaloriser.

Par exemple, un employé qui a réussi à atteindre un statut assez élevé et important au sein d’une entreprise (manager, responsable communication/administratif/financier/RH) peut avoir l’impression qu’il a « seulement eu de la chance » plutôt que de réellement exprimer objectivement que c’est dû à son travail, ses qualités et ses compétences.

Généralement, les personnes souffrant du syndrome de l’imposteur dans le milieu professionnel accordent leur réussite à des éléments extérieurs et indépendants de leurs compétences et qualités. Par exemple, si un employé reçoit une promotion grâce à l’atteinte d’un objectif de chiffre, il va se dédouaner de cette réussite et orienter celle-ci vers une cause extérieure. Il justifie alors cette promotion par de la chance notamment sans jamais reconnaître ses qualités et son travail.

Par ailleurs, les personnes étant confrontées au syndrome de l’imposteur ont généralement l’impression de duper leurs supérieurs ainsi que leur entourage professionnel concernant leurs compétences. Ils ont alors l’angoisse que leur « manque de compétences » soit démasqué, que leurs supérieurs se rendent comptent qu’ils ne sont pas du tout à la hauteur pour le travail qu’ils font. Cependant, ce sont généralement des salariés, qui au contraire, sont perfectionnistes et réalisent un très bon travail.

D’où vient le syndrome de l’imposteur ?

Le syndrome de l’imposteur est une notion qui a été développée en 1978 par deux psychologues américaines : Pauline Rose Clance et Suzanne A. Imes.

Ces deux psychologues ont alors définit le syndrome de l’imposteur comme étant « la sensation désagréable de douter en permanence de ses capacités, de ne pas se sentir légitime dans son statut actuel, et de ne pas réussir à s’approprier ses succès”.

Les personnes en souffrant attribuent alors leur succès à la chance ou au hasard. C’est un phénomène psychologique qui rend la vie des personnes touchées difficile. En effet, elles remettent en permanence leur valeur et leurs capacités en question.

Comment le syndrome de l’imposteur se manifeste-t-il ?

Comme évoqué précédemment, le syndrome de l’imposteur est un mécanisme psychologique qui se manifeste lorsque les personnes concernées ne se sentent pas légitime en termes de réussite et de statut professionnel.

Elles pensent réellement ne pas mériter ce qu’elles ont. Elles vont alors avoir tendance à trouver des excuses ou raisons externes à leur réussite. Ce syndrome entraîne alors soit de la procrastination, la personne ne se sentant pas à sa place et ne sachant pas comment y réagir, soit au contraire un acharnement au travail. Cet excès de travail et cette envie constante de perfectionnisme peut engendrer un stress conséquent et amené à termes à un burn-out.

Syndrome de l’imposteur que faire ?

Si vous rencontrez le syndrome de l’imposteur dans le milieu professionnel, nous allons aborder quelques astuces pouvant vous aider à le surmonter. Vous allez devoir travailler sur vous-même afin d’améliorer la vision que vous avez de vous et de vos capacités.

Faites une liste de vos qualités et compétences

Établir une liste de vos qualités et compétences, notamment professionnelles, va vous permettre de prendre conscience de votre valeur et (d’enfin) comprendre que votre réussite est en grande partie dû à votre travail et vos compétences.

Observez bien votre profil professionnel et ne partez pas en vous disant que vous n’avez aucunes qualités ou compétences, c’est un biais qui fausse la réalité. Si vous avez du mal à faire cet exercice seul(e), demandez de l’aide à votre entourage professionnel : quelles sont vos plus grandes qualités ? Dans quel domaine avez-vous des facilités ? Sur quelles missions êtes vous doué(e) ? Demandez-leur également de justifier leur propos avec des exemples concrets : « Lorsque tu as fais la présentation semestrielle de l’évolution de l’entreprise, tu nous a prouvé que tu as une très bonne élocution ainsi qu’une aisance en termes de communication et de prise de parole ».

Vous pouvez également évoquer dans une discussion avec votre manager, les points sur lesquels vous trouvez que vous avez des faiblesses et vous ne vous sentez pas à la hauteur. Vous aurez alors un point de vue extérieur objectif, permettant de confirmer ces points faibles s’ils sont réels ou au contraire de les infirmer.

Dans le cas où vous auriez certaines faiblesses (ce qui est très probable), relativisez ! Tout le monde a des forces et des faiblesses, il faut l’accepter et se concentrer sur ses forces tout en travaillant sur ses points faibles. Vous pouvez pour cela suivre une formation, demander de l’aide à un collègue qui serait plus à l’aise dans ce domaine ou encore vous fixez des objectifs vous permettant de vous entraîner et de progresser.

Apprenez à vous approprier vos réussites

Lorsqu’un tiers vous félicite pour l’une de vos réussites, ne réorientez pas votre réussite à une cause externe (« oh non mais tu sais, j’ai eu de la chance »). Remerciez plutôt votre interlocuteur (ça va être difficile au début mais vous allez voir, ça marche !). Une fois que vous aurez réussi à dire merci une première fois, réitérez l’exercice à chaque fois et vous verrez, l’habitude sera mise en route.

En outre, croyez en la bienveillance et les compliments que les autres vous font. Les gens ne prendraient pas la peine de vous complimentez s’ils ne le pensaient pas réellement.

Par ailleurs, essayez d’observer les missions que vous faites et soyez fier(e) de vous pour cela. Ne vous concentrez pas sur ce qui aurait pu être mieux fait, mais plutôt sur le fait que vous avez fait de votre mieux et que le résultat est là.

Apprenez à accepter et gérer les critiques

Ce n’est pas parce que votre supérieur vous reproche votre manque de précision dans votre dernière présentation de projet que vous n’êtes pas à la hauteur ou que vous n’êtes pas au niveau professionnellement. Il s’agit juste d’un constat vous montrant que vous avez une marge d’amélioration et que vous pouvez faire mieux. Alors, prenez les critiques constructives pour vous améliorez et oubliez celles qui ne le sont pas.

Il est vrai que vous ne rencontrerez pas toujours des personnes extrêmement bienveillantes. Cependant, vous arriverez rapidement à faire la différence entre les personnes qui vous critiquent pour vous aider et celles qui ne le font pas.

Lâchez prise au travail

Apprenez à lâcher prise au travail. Vous devez vous détacher émotionnellement de votre travail. Le but est que vous évitiez d’être soumis à l’angoisse et au stress de ne pas être à la hauteur ou de ne pas être légitime dans votre travail. En lâchant prise, vous éviterez au maximum l’anxiété et vous renforcerez votre confiance en vous.

Lâcher prise n’est pas chose simple, vous pouvez néanmoins essayer quelques techniques pour vous détendre comme la méditation ou la respiration profonde.

Transformez vos pensées négatives en pensées positives. Posez-vous la question de quelles sont les tâches et missions qui vous angoissent, puis demandez-vous pourquoi ces missions vous procurent du stress. Une fois que vous avez compris les tenants et les aboutissants du problème, transformez-les en solution.

Vous devez par exemple créer une affiche pour un événement. Votre entreprise met à votre disposition la suite Adobe pour mener à bien cette mission. Problème… vous ne maitrisez pas suffisamment (voire pas du tout) ces logiciels qui s’apparentent pour vous à des usines à gaz. Les premières pensées négatives vous submergent déjà : « Je ne vais jamais y arriver », « Je n’ai pas le temps de me former » ou encore « Mon manager va être déçu par mon affiche ». Face à ces doutes, vous allez essayez de transformer vos pensées négatives en positives. Cela donne : « ce projet est important et demande du travail, mais je vais faire de mon mieux pour rendre quelque chose dont je serais fier(e) » ou encore « je vais expliquer à mon manager que je ne maîtrise pas les logiciels de la suite Adobe et une fois qu’il m’aura expliqué et formé je pourrais mener à bien ce projet ».

Fixez-vous de petits objectifs

Qu’il s’agisse de mener un projet professionnel important ou de réussir à surmonter votre syndrome de l’imposteur, fixez-vous des objectifs. Prenez le temps de définir des petits objectifs vous permettant d’atteindre un objectif plus important (technique du rétroplanning). Vous pouvez également utiliser la « théorie des petits pas » (il s’agit de la même façon de se fixer plusieurs petits objectifs permettant d’atteindre un objectif plus important, plutôt que de se fixer un objectif qui paraît inatteignable et qui entraîne de la procrastination) ce qui sera rassurant pour votre projet et vos ambitions.

Faites appel à un professionnel

Si malgré tous les conseils précédents vous n’arrivez pas à faire face au syndrome de l’imposteur, n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé comme un psychologue. En commençant une thérapie, vous pourrez probablement régler votre problématique et enfin vivre sereinement tout en étant conscient de votre valeur et de vos compétences à faire bien votre travail.

Conclusion

En conclusion, le syndrome de l’imposteur est une manifestation psychologique qui apparaît lorsqu’une personne manque de confiance en elle et ne se sent pas légitime dans son travail. La personne souffrant du syndrome de l’imposteur a l’impression de ne pas mériter ce qu’elle a et de ne pas être à la hauteur.

Ce syndrome peut entraîner un détachement et une procrastination au travail, ou au contraire un acharnement au travail qui peut conduire au burn-out voire à la dépression.

Pour surmonter les syndrome de l’imposteur, commencez par faire une liste de vos qualités et compétences de façon objective, apprenez à vous approprier vos réussites et à accepter et gérer les critiques (positives ou négatives). Détachez-vous et lâchez prise au travail. Fixez-vous des petits objectifs. Si vous arrivez à mettre en place toutes ces conseils, vous vous sentirez rapidement mieux dans votre travail et serez sur la voie de la sérénité professionnelle !

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