Préparer ses Entretiens en tant que candidat
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Les différents types d'entretiens
La 1ère étape, l'entretien téléphonique
Un CV filtre les compétences fondamentales. Près de 90% des candidats ne passe pas cette évaluation. L’entretien téléphonique est, quant-à-lui, un filtre comportemental. On va chercher à évaluer à la fois le professionnalisme (le cadre, le ton de la voix, le niveau de vocabulaire business…) et l’enthousiasme (écoute active, sourire, posture…).
L’entretien téléphonique n’a pas vocation à tester toutes les compétences, ce serait trop long. En revanche, cette analyse comportementale donne déjà une bonne 1ère grille de lecture sur le niveau de coopération potentielle des candidats.
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La particularité de l'entretien visio et physique
L’entretien en visio ou en physique permet d’apporter des réponses comportementales en plus d’évaluer les compétences métiers.
Pour l’entretien en visio, l’intérêt du rendu visuel est d’avoir des informations sur la communication non verbale du candidat (la manière dont il s’habille, sa posture physique, des tics de langages, des moments de stress…).
Pour l’entretien en physique, nous étudions à la fois : comment un candidat se comporte dans un espace inconnu (dire bonjour ou non aux équipes, boire son verre d’eau d’une traite ou prendre son temps…) ? comment le candidat gère ses émotions ? est-il capable d’accepter ses contradictions ? est-il capable de faire du méta relationnel (formuler si une question la mise mal à l’aise, faire avancer vers la suite de l’échange) ?
Le format long de l’entretien donne le temps pour échanger et débattre en temps réel avec le candidat, ce qui apporte de la consistance à son évaluation.
Les prises de références : misez sur la transparence
À ne pas donner de références sur sa dernière expérience, et sans l’expliquer, vous laissez le recruteur faire sa propre conclusion (à savoir : une mauvaise relation). Il vaut mieux que vous soyez transparent : la relation n’a pas fité (ça arrive), l’expérience n’est pas pertinente avec le poste actuel (c’est un moyen plus détourné pour en donner d’autres), vous n’avez pas eu de manager direct sur la période… Et montrez votre coopération : on vous demande 2 références, donnez en 3 😉 Communiquez leur ligne directe ou leur 06, et pensez à les avertir, ne serait-ce pour leur donner quelques orientations sur votre parcours que vous voulez mettre en avant (un projet spécifique, des résultats clés).
Les exercices, mises en situation et tests
C’est basique, mais prenez le temps d’écouter les consignes, les creuser et les reformuler. On n’a pas trop de doute si vous êtes à ce stade, vous avez le niveau. Alors ne vous laissez pas happer par le stress de l’exercice – ce qui peut être le cas quand ça fait longtemps qu’on a pas vécu « d’examen », et quand celui ci est chronométré.
Si vous avez des rendus à faire depuis chez vous, n’hésitez pas à indiquer dans votre mail le niveau d’utilisation de ChatGPT (ou tout autre IA), et comment vous vous en êtes servi (c’est aussi le processus de réflexion qui nous intéresse). Cela montrera votre niveau d’efficience et votre recherche de productivité. Profitez en aussi pour être proactif, et n’hésitez pas à proposer dans votre mail de présenter votre travail à l’oral, de demander à visiter les locaux… et de vous montrer impliqué jusqu’au bout.
Comment aborder les sujets de la rémunération et des avantages ?
Mettez-vous d'accord sur la rémunération
Soyez clair dès le début en communiquant vos attentes, et restez cohérent entre chaque entretien (n’augmentez pas en pensant que vous avez une nouvelle marge de manœuvre). Poser la 1ère ancre vous donnera l’avantage pour atteindre la borne haute souhaitée. Pensez à creuser sur le reste de la rémunération : variable, prime, intéressement, participation (contenu, mécanique, KPI, rythme). Et évitez l’ultime négociation lors du dernier entretien pour valider les modalités et signer votre promesses d’embauche en pensant que vous faites partis des meilleurs shortlistés : vous créerez un rapport de force déséquilibré avec votre nouvel employeur. Ce qui, côté collaborateur comme employeur, n’est jamais bénéfique : sentiment « d’exploiter » quelqu’un, syndrome de l’imposteur. Les travaux de Herzberg le soulignent également : la rémunération est un plus grand facteur de démotivation que l’inverse.
Dans les faits, vous proposez ce que vous souhaitez, vous vérifiez si ça rentre dans la fourchette de l’entreprise. Et si cela s’aligne tant mieux, sinon il vaut mieux continuer à chercher pour éviter de faire des compromis trop forts (baisse de pouvoir d’achat, moins de reconnaissance…).
PS : au-delà d’un écart de 20% avec votre rémunération souhaitée, nous vous conseillons de ne pas postuler. Un tel écart est rarement compensable par une entreprise.
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Négociez les avantages dans le package global
Pour négocier plus facilement, il faut raisonner en rémunération globale. Nous vous conseillons d’éviter d’arriver avec des gros sabots en exigeant les mêmes avantages que votre ancien employeur sans comprendre le modèle actuel. Demandez d’abord le détail de ce que l’entreprise propose, regardez si ce que vous n’avez pas est compensé avec votre nouvelle rémunération, et ensuite négociez.
Si vous voyez un manque d’avantage comme une vraie contrainte, assumez le, et cherchez des alternatives : par exemple déduire une voiture en leasing de son salaire si vous ne souhaitez pas gérer l’administration. A chaque fois, traduisez un avantage en rapport financier plutôt qu’un dû « logique ». Ce sera plus facile de négocier avec ce schéma et cette posture-ci.
Et ayez en tête que chaque avantage génère des contraintes administratives pour l’entreprise. Et là, tout dépend de la position historique et culturelle de celle-ci. Si vous préférez une entreprise très cadrée qui gère toutes les contraintes admin, évitez d’intégrer les structures qui fonctionnent sous contrat moral. Ce qui génère peut être moins d’avantages « écrits » mais plus de liberté et d’agilité. Par exemple : pas besoin de prévenir 2 mois en avance pour prendre 3 jours de congés.
Créez un espace de transition entre vos 2 postes
Dans l’idéal, on vous conseillerait d’avoir une période de 1 à 2 semaines de transition entre vos 2 postes. Cet espace agit comme un sas de décompression : vous vous détachez de vos anciens projets et dossiers, vous prenez de la distance sur vos anciennes relations, vous vous détachez de vos points de références et de vos habitudes. Cela vous permettra de faire moins de comparaison à votre arrivée, et de laisser place à votre nouvel environnement. De cette manière, vous serez plus apte et ouvert à prendre ce nouveau départ !
En résumé
1 | Soignez votre enthousiasme et votre professionnalisme pour chaque entretien
2 | N’ayez pas peur d’être productif et de montrer votre engagement sur la partie asynchrone
3 | Négociez en raisonnant au global